Le 5c à l’effigie de l'Empereur déchu

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Histoire :

Il y eu avant le N°35, d'autres 5c : Le 5c Empire non dentelé bien sur puis le même timbre auquel on mis des dents en 1862, mais il n'y eu pas de 5c Lauré. Mais pourquoi donc ? La raison de cette "oubli" ne relève pas de la haute politique mais plutôt des calculs de M. Hulot, chef de l'atelier du timbre qui ne transforma en "laurés" que les valeurs dont les stocks étaient en passe d'être épuisés, ce qui n'était pas le cas pour le 20c Empire dentelé, disposant de stocks confortable M. Hulot se contenta de remiser la planche d'impression. Mais quel est la rapport avec notre N°35 ?

Le N°35, doit son existence à l'Histoire. Et oui c'est maintenant dans cette histoire apparemment banal, que la conjoncture d’imprévisibles événements historiques va amener notre 5c à devenir un timbre exceptionnel.

En 1870, la guerre et la défaite à Sedan, le 4 Septembre désorganisent les services postaux. La production de timbres est momentanément suspendue jusqu'au début d'octobre ou M. Hulot reprend l'impression dans Paris assiégé par Les Prussiens. On lui fait savoir qu'il est hors de question d'imprimer des timbres à l'effigie de l'Empereur déchu. Hulot se rabat donc sur les planches de 1849-1850 à l'effigie Cérès et procède au retirage des trois valeurs de la première émission auquel il ajoute la dentelure. Les 10c, 20c et 40c plus connu sous le nom "d'émission du siège" sont donc imprimés pour les besoins des parisiens.

Janvier 1871, l'armistice est conclu et Hulot reçoit l'ordre de cesser toute fabrication mais a la monnaie de Paris, il ne reste plus qu'une seul Feuille de 5c. C’est insuffisant pour les besoin des Parisiens, ont ressort donc la planche de Napoléon III de 1854, certes elle est a l'effigie de l'Empereur déchu mais personne n'est a même de graver un nouveau poinçon. L'impression de ces timbres en petite quantité continue donc jusqu'en Juillet 1871, ou on annonce l'augmentation des tarifs. On a donc besoin de 5c urgemment pour compléter les affranchissements. Fâché avec le Graveur Barre Hulot ne se risque pas a lui demander un nouveaux poinçon, il ressort donc encore la planche de 5c de 1854 et commence l'impression. La cadence exiger par l'administration est soutenue est provoque une usure de la planche. Le papier commence lui aussi a manqué, le fournisseur est lui aussi en rupture de stocks. On décide donc de ce rabattre sur le papier destiner au 1c Lauré dont la caractéristique est d'être légèrement bleuté. On estime que 7 000 Feuilles ont étaient ainsi utilisé. D'après les oblitérations relevé le N°35, 5c sur bleu apparait en Janvier 1872. Voila comment apparus le fameux N°35. Cette étonnante histoire aurai pu s'arrêter la, mais elle continue, en effet en Juillet 1872, l'atelier retombe en panne de papier, on décide donc d'utiliser cette fois les feuilles de papier destiner a l'impression des 5c Cérès (N°53) dont l'impression va bientôt débuter. Ce papier à une nuance encore plus bleuté que le précédent. Cette dernière nuance est très rare, et très rechercher, on ne connaît pas le nombre de feuille de ce type utiliser pour l'impression de ce 5c.

 

Timbre de la série :

 

 N°Y&T : 35
 Date d'émission : Juillet 1872
 Couleur / Faciale : 5c Vert Pâle sur bleu
 Cote Y&t **/obl : 3 100€ / 175€
 Tirage : 2.100.000
 Graveur : Désiré Albert Barre

 

 

 

 



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